Für immer Biberkopf : A l’occasion du décès de l’artiste d’exception Günter Lamprecht – Médias

Dévoreur d’espace, en mal d’amour, brutal : l’artiste d’exception Günter Lamprecht n’a pas eu besoin de se bercer pour faire son effet. De quelqu’un chez qui le plus difficile paraissait facile.

De

Willi Winkler

Quand il entrait dans le bar dans son costume flambant neuf, Elisabeth Trissenaar au bras, plus tard quand il n’en avait plus qu’un, avec son minou, avec Barbara Sukowa, nous, les figurants des studios de cinéma Bavaria, nous n’avions pas le droit de regarder, nous devions jouer intensément pendant qu’il se dirigeait vers le bar et se faisait interroger sur ses dernières aventures. Nous étions deux derrière le baby-foot, une bière au bord, marquant la société des bars, une foule bigarrée, dans une autre scène un couple d’amoureux, nous étions les prolétaires, dont faisait partie Franz Biberkopf, mais qui voulait aller plus haut et qu’Alfred Döblin, dans son livre « Berlin Alexanderplatz », toujours moderne, enfonce encore plus pour cette arrogance.